Les cravates de luxe : laine tricotée ou soie tissée

Depuis quelques temps, la mode mène la vie dure aux fabricants de cravates. Leur consommation a drastiquement diminuée. A qui la faute ? Au laisser aller des cols blancs qui n’ont plus d’impératifs vestimentaires. Et pourtant. Quel dommage, car la cravate est sans doute l’un des accessoires les plus beaux et les plus raffinés.

Nous ne ferons pas une fois encore le sempiternel laïus sur les fautes lourdes en matière d’esthétique de cravate.

La variété des motifs permettent à chacun d’exprimer son originalité, malgré le reste de l’uniforme de rigueur : costume sombre et chemise claire. Force est de constater que cette souplesse est au service des goûts. Pour le meilleur et pour le pire.

Parmi les grands faiseur des cravates, il y a Hermès qui en a fait plus qu’un accessoire mais une spécialité. Chez Hermès, la cravate n’est pas aussi emblématique que le carré mais reste un bel attribut de la boutique de luxe. La maison Charvet, dont on compte plus les brevets royaux, dispose à son rez-de-chaussée de milliers de cravates, toutes plus belles les une que les autres. Mais le maître, s’il n’en fallait qu’un seul, c’est Marinella, le cravatier des puissants. « À part le pape, tous les potenti (puissants) du monde portent mes cravates« . Cette phrase aurait pu paraître prétentieuse, mais il s’agit d’un euphémisme dans la bouche de Maurizio Marinella. Mitterrand en avait fait son fournisseur, il est loin d’être le seul. La question n’est pas de savoir qui porte les cravates, mais qui ne les porte pas. A part le pape, personne. A bon entendeur, salut.

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