A very Good Life

La boutique Good Life à Paris

Ce qu’il y a d’agréable, quand on prend la plume pour faire partager certaines passions, même confidentielles, c’est (cocher la bonne réponse) 1/qu’on gagne beaucoup d’argent 2/qu’on rencontre d’autres passionnés. Il y a quelques semaines, un article consacré à un certain bermuda de la Navy m’a donné l’occasion de faire la connaissance de Philippe Bernard, qui dirige depuis plusieurs décennies la maison Good Life, qu’il a créée.

Des imperméables Good Life de la boutique à Paris

Good Life, avec sa boutique située au numéro 33 de la rue de l’Assomption, à Paris, est née dans les années 1980, à l’initiative de fans de patins à roulettes qui ne trouvaient peut-être pas leur bonheur dans les beaux quartiers où ils finissaient de grandir, entre Auteuil et les jardins du Ranelagh, et où, passé l’âge du Guignol et du manège des ânes, les sorties offrent peu de sensations fortes.
Cette histoire de patins à roulettes explique l’influence américaine marquée des premières collections de vêtements, et de certains modèles emblématiques de la maison. Mais par la suite, la gamme s’est étoffée de jolie façon, avec des basic mais aussi des produits plus étonnants, comme la superbe veste en cuir baptisée Mermoz, qui donne des fourmis dans les ailes ou plutôt, maintenant que les cockpits sont chauffés, des envies de week-end à moto (au choix, pour rester dans le ton : Triumph ou vieille BMW). Quand les motos seront chauffées, il faudra trouver autre chose.

Les paletots, déclinés dans une très large gamme de modèles, de tissus, de coloris (jusqu’à quatorze couleurs pour le ¾ Rider, sans compter les combinaisons offertes par la doublure amovible), et même les imperméables offrent un style rus in urbe sans faute de goût. Des bagages pour le week-end complètent opportunément les vêtements proposés. Ces sacs quarante-huit heures, sacs de battue, et autres trousse de toilette mélangent cuir et toile avec la même qualité que certains concurrents beaucoup, beaucoup plus connus. Suivez mon foulard.
Les blazers constituent une nouveauté cette année, proposés en deux modèles, croisé ou droit. Le croisé m’a fait forte impression, avec de belles proportions, une bonne ligne d’épaules, une très jolie poche ticket, rare sur un modèle croisé en prêt-à-porter, et enfin un rapport qualité-prix digne d’attention.
Philippe Bernard insiste sur la permanence de la création depuis les débuts de la marque : contrairement à nombre de détaillants du secteur (dixit), Good Life ne se contente pas de trouver les bons fournisseur puis d’apposer sa griffe sur les produits finis, mais prend au contraire le processus créatif en amont, avec des fournisseurs hexagonaux, hélas de plus en plus rares, même à ce niveau élevé de qualité.

Je vous donnerais bien ici l’URL de la page d’accueil du site Internet de Good Life, mais à vrai dire une visite réelle s’impose, ne serait-ce que pour plaquer quelques accords sur la piano Pleyel qui se trouve au milieu de la boutique de la rue de l’Assomption, et témoigne de cette autre passion du dirigeant de Good Life : la musique. Le seul autre exemple que je connaisse, d’un piano dans une boutique à Paris, se trouve caché sous des piles de livres dans le chaleureux capharnaüm de la librairie Shakespeare and Company. Hors catégorie : les marchands de piano, évidemment.

3 réponses à “A very Good Life

  1. Un des plus beaux choix de vêtements pour hommes à Paris. Le fameux blouson Good Life est un must. J’en ai un depuis une trentaine d’années. Un peu abîmé, mais, comme tous les produits de qualité, il a bien vieilli.

  2. On m’a offert un 3/4 Rider et c’est comme ça que j’ai découvert la marque. Produit magnifique, de très bonne qualité.

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