Arnys…

On pourra peut-être me reprocher de laisser à Arnys plus de place sur mon blog qu’il n’en tient dans la mode parisienne. Qu’on m’enjoigne d’en faire plus encore ou vraiment moins, que m’importe. Je laisse ceux qui le veulent à leurs calculs de proportions. J’en parlerai autant que bon me semblera.

Les belles finitions d'Arnys, ici, un parapluie
Les belles finitions d'Arnys, ici, un parapluie

On parle souvent des forestières et des costumes Arnys, mais les accessoires sont eux aussi de nature à attirer le regard : boutons de manchettes, cannes, chaussettes, chapeaux, couteaux, sacs, plaids et cravates. Tout y est bien fini. Et à ma grande surprise, même les cravates dont je n’aime vraiment ni les couleurs ni les motifs, m’attirent.

Les beaux couteaux, pour lesquels j’ai une inclination, nourrissent plus particulièrement mon imagination. Il y sont toujours d’une parfaite sobriété, d’une grande simplicité et exécution irréprochable. Nets et tranchants.

Un couteau Arnys à la lame damasée
Un couteau Arnys à la lame damassée

Mon goût pour les ceintures est moins pathologique, mais je reste sensible à la souplesse du cuir, à la beauté des boucles agréables à l’œil et sans exubérance.

Et puis devant le luxe de cette boutique où trône le beau, il y à l’immuable Claude Scherrer, qui depuis tant d’années offre ses poésies à qui veut bien lui faire l’aumône d’un sandwich ou de son prix. Ayez, une fois au moins, la généreuse curiosité d’écouter La Lumière, qu’il dit avec passion. Le poète de la rue de Sèvres est sans doute le plus célèbres des poètes inconnus. Si tous les passants réguliers de ce trottoir huppé l’ont entendu un jour, bien peu l’ont écouté. De ses œuvres jamais publiés, devenez les dépositaires; ce sera là notre secret !

La poésie, elle vaut bien le prix d’un sandwich, il faut écouter un poème…

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