Repetto, ouvrier de la grâce.

Repetto est à la grâce ce que le plumassier Lemarié est à la légèreté : son meilleur ouvrier.

L'enseigne de repetto, une police de machine à écrire
L'enseigne de Repetto, une police de machine à écrire

Repetto est d’abord l’œuvre de Rose Repetto, grand-mère du danseur et chorégraphe Roland Petit. Proche de l’opéra et de ses petits rats, la boutique devient vite l’institution qu’elle est aujourd’hui. La maison Repetto est déjà à la pointe… du marketing en placement de produit dans les œuvres cinématographiques. Ainsi, Brigitte Bardot rendra immortelles les ballerines dans Et Dieu créa la femme… La croissance de la boutique est rythmée par la notoriété de ses égéries et déménage rue de la Paix, aussi proches des petits rats de l’opéra, plus proches des fortunés promeneurs de la célèbre rue. Un nouveau pas est fait quand Serge Gainsbourg se met en scène avec ses « zizi ».  Les difficultés financières arrivent dans les années 90, la marque des tutus ne voit alors plus la vie en rose. Le nouveau directeur lui donne néanmoins la force de rebondir en tendant la main à de nouveaux marchés : les chaussures inspirées de la danse. La maroquinerie rentre aussi dans la danse avec de beaux sacs pour femmes.

Les rayons de ballerines Repetto rue de la Paix à Paris
Les rayons de ballerines Repetto rue de la Paix à Paris

La boutique de la rue de la Paix est très harmonieuse et proportionnée, animée par le ballet des clients, la chorégraphie des magasiniers qui montent aux échelles pour atteindre les ballerines, justaucorps, cache-cœurs, tutus en hauts de belles étagères. Le bal se termine sur un long comptoir où d’aimables vendeuses vous remettent les pieds sur terre.

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