Les métiers autour du tailleur.

Bien cadencées, les litanies peuvent être rassurantes et douces à l’oreille. Elles paraissent exhaustives, c’est l’intelligence bête de la liste qui veut montrer la maîtrise d’un sujet.

Les costumes grande mesure sont très consommateurs de main-d'œuvre.

Une litanie des métiers qui gravitent autour de la profession de maître-tailleur reste néanmoins intéressante pour qui cherche à savoir comment est réalisé un costume.

Il y a les métiers dont l’appellation est littérale. Un monteur de col monte des cols. Une giletière, presque toujours des femmes, confectionne des gilets. Un culottier confectionne des culottes, qu’on appelle, depuis les sans-culottes, pantalon. Le boutonniériste prend en charge les boutons. Quand au coupeur, il coupe.

D’autres métiers gravitent sous des noms de codes. La finisseuse est celle qui fait les points des doublures. L’apiéceur monte ensemble toutes les pièces de la veste. Le presseur est, non pas celui qui se charge du ravitaillement en huile d’olive vierge extra pour l’atelier, mais l’ouvrier qui repasse les costumes. D’aucuns l’appellent le repasseur, mais c’est sensiblement moins romantique.

Le dernier et meilleur pour la fin. Un tailleur me racontait il y a quelques jours qu’il avait passé une annonce dans un journal afin de trouver un ouvrier pompier pour monter les manches de ses costumes. Des spécialistes de la lance à incendie et de la rampe se sont succédés dans son atelier. Pourtant, dans le jargon, un pompier est un ouvrier qui monte les manches, opération délicate s’il en est !

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